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SARMs

SARMs : risques, dopage et interdiction dans le sport

De plus en plus présents sur Internet et les réseaux sociaux, les SARMs suscitent un intérêt croissant, notamment dans le domaine du développement musculaire. Présentés comme une alternative aux stéroïdes anabolisants, ils soulèvent pourtant de nombreuses questions concernant leur utilisation, leur sécurité et leur statut dans le sport.

C’est quoi les SARMs ?

Les SARMs, ou « Selective Androgen Receptor Modulators » (« modulateurs sélectifs des récepteurs aux androgènes ») sont des produits dont l'action sur le développement musculaire est comparable à celle des stéroïdes anabolisants. 

Ils sont principalement connus sous des noms comme : 

  • Accadrine (AC-262,536) 
  • ACP-105 
  • Andarine (Acétamidoxolutamide, Androxolutamide, GTx-007, S-4) 
  • Ligandrol (Anabolicum, LGD-4033, VK-5211) 
  • Ostarine (Enobosarm, GTx-024, MK-2866, S-22) 
  • RAD-150 (TLB-150) 
  • S-23 
  • Vosilasarm (EP0062, RAD-140, Radarine, Testolone) 
  • YK-11 (Myostine) 

Les SARMs sont souvent présentés sur Internet et les réseaux sociaux comme une solution, entre autres, pour : 

  • Développer la masse musculaire ; 
  • Augmenter la force ; 
  • Améliorer les performances physiques ; 
  • Favoriser la récupération. 

Ils sont parfois considérés comme une alternative « moins risquée » aux stéroïdes anabolisants. Cette perception est toutefois trompeuse, car les SARMs peuvent également entraîner des effets indésirables importants. 

Non.

À ce jour, aucun SARM n’est autorisé pour un usage humain, ni en tant que substance ni comme ingrédient dans les compléments alimentaires. Les SARMs restent des substances expérimentales et peuvent avoir des conséquences négatives sur la santé.

Pourtant, ils sont parfois commercialisés sous des appellations telles que « produits destinés à la recherche » ou « réservés à des fins de recherche ». Ces mentions ne garantissent pas leur sécurité et ne signifient pas qu’ils peuvent être utilisés ou consommés sans danger. Leur utilisation ou leur consommation est donc déconseillée. 

Les SARMs figurent dans la catégorie des agents anabolisants (S1) de la Liste des interdictions de l’AMA depuis 2008. Ils sont donc interdits à tout moment dans le sport, aussi bien pendant les compétitions qu’en dehors. 

L’utilisation de SARMs peut notamment être associée à : 

  • des atteintes du foie, pouvant dans certains cas être graves ; 
  • une augmentation du risque cardiovasculaire, notamment de crise cardiaque ou d’AVC ; 
  • des dérèglements hormonaux, notamment une diminution de la production de testostérone ; 
  • des troubles sexuels et de la fertilité ; 
  • des changements d’humeur et de comportement ; 
  • des atteintes musculaires ou tendineuses.